Le traducteur des cimes

Du haut de sa corniche, avec vue imprenable sur la cime enneigée du volcan Illimani (6,439 m), au milieu de la cordillère des Andes et non loin de la capitale bolivienne (La Paz), Stéphane, notre « traducteur-baroudeur » planche sur une nouvelle mission tout fraîchement arrivée depuis nos bureaux de Bures sur Yvette. Voici déjà plusieurs années que Stéphane, coordinateur de l’association ParksWatch et fondateur de GreenVest, un système de dons en ligne au profit des parcs nationaux, soutient ainsi ses projets de protection de la biodiversité en Amérique Latine, où il a établi ses quartiers de manière quasi permanente depuis 2001. Le plus souvent en déplacement, ses traductions sont généralement faites dans des conditions pour le moins « empiriques »… Doté d’un panneau solaire, d’une tente barnum Quechua (la moindre des choses dans les Andes !), d’une table et chaise pliantes et en attendant l’antenne satellite qui lui permettra d’atteindre un niveau d’autonomie complet, ses traductions sont envoyées depuis des cybercafés de villages ne figurant pas sur les cartes… Certaines anecdotes survenues lors de ses missions pour Primoscrib sont d’ailleurs à dormir debout, comme on peut aisément s’imaginer en regardant les photos ci-dessous. Dans tous les cas, et malgré les aléas occasionnellement rencontrés, l’expérience de Stéphane confirme, au cas où cela soit encore nécessaire, que le métier de traducteur se prête à merveille au voyage, voire même au nomadisme pur et dur. Si l’on ajoute à cela les nouvelles technologies d’accès à Internet, qui repoussent sans cesse les barrières du monde « connecté », le profil du traducteur globe-trotter pourrait est probablement amené à se multiplier au cours des prochaines années !

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